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À quelle fréquence dois-je consulter mon gynécologue pendant la ménopause ?

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Pendant la ménopause, les visites chez le gynécologue peuvent être plus fréquentes, car vous avez davantage de questions, de préoccupations ou remarquez plus de changements au niveau de votre corps et ressentez donc le besoin d’en discuter avec un expert

À quelle fréquence dois-je consulter mon gynécologue pendant la ménopause ?

Si vous êtes dans ce cas, c’est tout à fait normal, et vous n’êtes pas la seule !Savoir à quelle fréquence se rendre chez le gynécologue à l’âge de 20 ou 30 ans est déjà difficile à déterminer, et cela l’est encore plus avec l’âge, puisque chaque femme vit le processus de vieillissement, et la ménopause, différemment. Dans tous les cas, en raison des nombreux changements se produisant lors de la ménopause, consulter un gynécologue est obligatoire, et la fréquence dépend totalement de ce que votre corps ressent.

Votre corps change à la ménopause

Pour vous donner des chiffres précis sur la fréquence à laquelle il est recommandé de consulter son gynécologue, voici quelques explications sur ce qui se passe dans le corps des femmes. La ménopause marque le moment où les ovaires cessent de fonctionner, et que les règles s’arrêtent. Ce processus particulier s’accompagne de changements physiologiques spécifiques, où les règles peuvent revenir et disparaître, et 6 mois ou plus peuvent être nécessaires pour que la situation se stabilise et que les règles s’arrêtent définitivement. Les cycles menstruels étant irréguliers, les femmes doivent rester vigilantes et continuer d'utiliser un moyen de contraception en cas de rapport sexuel. Les déséquilibres des cycles menstruels peuvent s’accompagner de bouffées de chaleur, d’une prise de poids ou d’une sécheresse vaginale.

Continuez de consulter votre gynécologue pour surveiller votre ménopause

Il est important de mentionner que nous ne recommandons pas l’automédication.

Par conséquent, pour réguler ces changements dans le corps des femmes de façon sûre et sous contrôle médical, des check-up gynécologiques réguliers sont essentiels. Ces derniers vous permettent de bénéficier d'un examen clinique complet, d'une prescription pour d’éventuels traitements et de tests pour diagnostiquer des anomalies ou des pathologies gynécologiques et mammaires. Si les changements se font en douceur, nous recommandons une consultation au moins une fois par an, mais plus souvent si les femmes sentent que leur corps continue de changer. C’est autour de 50 ans(1) en moyenne que la ménopause survient. Cette période s’accompagne également de changements physiques (bouffées de chaleur, sécheresse vaginale), de changements corporels (prise de poids, transformation de la silhouette) et/ou de changements psychologiques (sautes d’humeur, troubles du sommeil).Jusqu’à 80 % des femmes ressentent des bouffées de chaleur(2), qui sont la raison principale pour prescrire un traitement hormonal de substitution, en l’absence de contre-indications. Ce traitement hormonal de substitution doit uniquement être utilisé avec l’accord de votre médecin. Si la ménopause survient avant 40 ans, elle est appelée « Insuffisance Ovarienne Prématurée »(3), qui n’est pas un état physiologique et doit donc être traité de façon spécifique.

FAITS ESSENTIELS À RETENIR

● Les règles peuvent s’arrêter autour de 51 ans en moyenne ● Consulter son gynécologue car l’entrée dans la ménopause ne signifie pas avoir des rapports sexuels non protégés

CONSEILS À SUIVRE

● Examen gynécologique : une fois par an ou plus souvent en cas de problèmes particuliers ● Il est obligatoire de demander un examen clinique complet, une prescription pour d’éventuels traitements et des tests pour diagnostiquer des anomalies ou des pathologies gynécologiques et mammaires.

SOURCES :

1.    Leridon H. Démographie de la ménopause. Quelques données. Gynécologie internationale 1997;6(10):330-1
2.    Woods NF, Mitchell ES. Symptoms during the perimenopause: prevalence, severity, trajectory and significance in women’s lives. Am J Med 2005; 118:14-24.
3.    Management of women with premature ovarian insufficiency. Guideline of the European Society of Human Reproduction and Embryology. December 2015.

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